Le Mascaret : un Tsunami en modèle réduit

Le mascaret c’est cette curiosité qui survient une fois l’an dans les estuaires des fleuves : les eaux de la marée montante remontent le cours d’eau, créant une vague. Une déferlante précisément, qui, toutes proportions gardées est similaire à un raz de marée ou un tsunami. C’est cette proximité des phénomènes qui intéresse tout particulièrement les chercheurs. D’où un projet d’envergure internationale qui se déroule actuellement : suivre seconde par seconde un mascaret.
Tout se passe sur la Garonne, au Sud Est de Bordeaux. Capteurs de pression au fond du fleuve et le long de la rive, caméras d’enregistrement disséminées sur le parcours de la vague, mesures bathymétriques, turbimètriques (!), deux bateaux mobilisés,… « Le but est d’avoir une somme de mesures sur la propagation de l’onde, la turbulence créée, les champs de courant ou encore l’érosion des berges, explique Jean Paul Parisot, chef de la mission (Laboratoire Epoc – CNRS). Pour être tout à fait complet, les chercheurs du Cemagref vont procéder à plusieurs pêches (en surface et au fond) avant, pendant et après le mascaret. Le but, là encore : voir l’impact du mascaret sur la migration des alvins.
Les plus grosses vagues sont attendues aux alentours du 10 septembre, jours de marées de forts coefficients.

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