Médicaments : la traque des faux

La contrefaçon de médicaments est estimée à 10 % du marché des contrefaçons. Et pour 30% des suspicions, l’analyse en laboratoire confirme la réalité de la fraude, avec des pics sur les pays d’Asie et du Moyen Orient. Ou encore en Russie.
Reportage dans l’un de ces laboratoires, une référence aujourd’hui européenne : le Laboratoire Central d’Analyses des Contrefaçons, basé à Tours. Plus de 13 000 médicaments y ont été testés, depuis son ouverture en janvier 2008. Soit une vingtaine par jour. Essentiellement des médicaments et génériques de médicaments de Sanofi-Aventis.

A chaque arrivage, le modus operandi est le même : traçabilité à partir des numéros de série (pour avoir et le site et les dates de fabrication, le site de conditionnement, les marchés desservis,…), décryptage de l’hologramme frappé sur la boîte, analyse des différents composés chimiques entrants dans le médicament, quantification du principe actif. Les techniciens vont jusqu’à tester in vitro la libération du principe actif dans un milieu identique à l’organisme humain. Ensuite, ils les mettent en lien avec les tests in vivo référencés dans le dossier du médicament enregistré auprès des autorités !
Les échantillons arrivent de toutes parts : autorités sanitaires ou douanières lors de saisies, équipes surveillance marchés du groupe Sanofi-Aventis, professionnels de santé,…

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